Droits lors de mon mariage : combien de jours à prendre ?

Quatre jours pour célébrer une union, ce n’est pas une faveur octroyée à la discrétion d’un manager bienveillant. C’est un droit, inscrit dans la loi, qui s’impose à tous les employeurs de France. Pourtant, d’une entreprise à l’autre, d’une branche à la suivante, la réalité du congé pour mariage peut changer de visage, et parfois réserver de bonnes surprises à ceux qui prennent la peine d’y regarder de plus près.

Les règles changent selon qu’on travaille dans le secteur public ou privé, et l’ancienneté, tout comme la situation familiale, peuvent parfois élargir un peu la fenêtre de repos. Prendre des jours pour son mariage ne grignote pas les congés payés, à condition de respecter la procédure, car la paperasse et le timing ne se négocient pas à la légère.

Comprendre vos droits lors d’un mariage ou d’un événement familial

La loi française reconnaît le droit à congé pour événements familiaux à chaque salarié, sans distinction d’ancienneté ni de nature de contrat. L’article L3142-1 du code du travail pose la règle : pour un mariage ou un PACS, quatre jours ouvrables sont accordés. Ce n’est pas optionnel, ce n’est pas à débattre : ce congé vient s’ajouter aux jours de vacances ordinaires.

Le bénéfice s’étend, dans une moindre mesure, au mariage d’un enfant : un jour de congé, sur justificatif. Ces absences, rémunérées, ne sont pas soustraites aux congés annuels. Le nombre de jours dépend du type d’événement familial, mais aussi des éventuelles conventions collectives : certaines branches prévoient des conditions nettement plus favorables. Gardez en tête que la convention collective de votre entreprise peut primer sur la règle générale si elle est plus avantageuse.

Voici, de manière synthétique, les droits les plus courants concernant les congés pour événements familiaux :

  • Congé mariage salarié : 4 jours ouvrables
  • Congé mariage enfant salarié : 1 jour ouvrable
  • Conclusion PACS : 4 jours ouvrables

Le code du travail ne fait aucune différence entre mariage civil et religieux, ni entre mariage et PACS. Parfois, des conventions collectives comme celles du Syntec ou du BTP ajoutent des jours ou simplifient les démarches avec le service RH ou via un logiciel interne. Avant de déposer votre demande, vérifiez donc la convention collective en vigueur dans votre entreprise.

Combien de jours de congé pour un mariage, une naissance ou un décès ?

Au moment de franchir le pas, la question revient à la surface : combien de jours peut-on s’absenter ? Le code du travail tranche, sans ambiguïté : mariage ou PACS ouvrent droit à quatre jours ouvrables, quel que soit le contrat ou l’ancienneté. Cette règle s’applique dans toutes les sociétés.

Le mariage d’un enfant permet de bénéficier d’un jour ouvrable. Aucune distinction n’est faite entre mariage civil, religieux ou PACS. Ces jours sont rémunérés et ne viennent pas diminuer vos congés réglementaires.

Côté naissance, le père peut bénéficier d’un congé de paternité spécifique, mais la loi prévoit aussi trois jours pour l’arrivée d’un enfant. Pour un décès dans la famille proche, le barème varie : trois jours pour un conjoint, un partenaire de PACS ou un parent proche ; cinq jours pour la perte d’un enfant. Au-delà des textes, certaines conventions collectives, à l’exemple du Syntec ou du BTP, ajoutent parfois leur propre lot d’avantages, selon la taille et la politique interne de l’entreprise.

Pensez à consulter la convention collective qui vous concerne : elle peut améliorer la base légale, tant sur la durée que sur la liste des bénéficiaires. Dans tous les cas, il faut informer l’employeur, fournir un justificatif, et profiter d’un congé rémunéré, sans réduction de vos droits aux congés payés.

Les démarches à suivre pour bénéficier de vos congés

Avant de bloquer des jours pour un congé mariage, prenez contact avec votre employeur. Les habitudes diffèrent selon la taille de la structure et les outils utilisés, du logiciel de gestion maison à la demande manuscrite. Une constante demeure : prévenir en avance pour garantir le bon fonctionnement du service.

Voici les étapes généralement attendues pour poser son congé :

  • Formulez une demande écrite, c’est souvent exigé par les services RH. Un courrier ou un formulaire interne suffit, mais mieux vaut s’y prendre plusieurs semaines avant la date prévue.
  • Précisez les dates souhaitées pour le congé mariage. Selon l’organisation, ces jours peuvent encadrer la cérémonie.
  • Fournissez un justificatif : invitation, publication des bans ou, après-coup, le livret de famille. Ce document permet de valider la demande et d’archiver la démarche conformément à la loi.

Le service RH statue sans délai. Si la demande est anticipée, un refus ne peut survenir que pour des raisons majeures, rarement invoquées. La rémunération est intégralement conservée sur toute la période, sans impact sur vos congés payés habituels.

Jetez un œil à la convention collective ou au règlement intérieur, certains secteurs exigent des justificatifs ou procédures supplémentaires. Si un désaccord survient ou que la demande est injustement rejetée, le conseil de prud’hommes peut intervenir. Mariage, PACS ou union libre : le dispositif s’applique dès lors que les pièces justificatives sont fournies.

Couple marié souriant devant le tribunal en extérieur

Cas particuliers et points d’attention selon votre situation professionnelle

Le congé mariage n’est pas distribué au hasard. Dans la fonction publique, la règle s’applique à tous, titulaires ou contractuels : quatre jours pour un mariage ou un PACS, sur l’ensemble du territoire. La réglementation ne laisse pas place à l’interprétation locale.

Dans le secteur privé, en revanche, la convention collective fait souvent la pluie et le beau temps. Certaines branches, comme la métallurgie ou le BTP, peuvent aller jusqu’à cinq ou six jours, tandis que d’autres, telle la Syntec, se cantonnent à la règle minimum. Prendre connaissance des accords de branche ou d’entreprise s’impose, un détour par les RH le confirmera.

Le type de contrat n’est pas discriminant : CDD, intérim, apprentissage… tous les statuts ouvrent droit au congé, sous réserve de respecter les éventuelles conditions d’ancienneté. Les agents de la fonction publique hospitalière peuvent, eux, bénéficier d’aménagements, notamment pour fractionner les jours.

Voici quelques précisions utiles pour des situations spécifiques :

  • Le congé naissance s’ajoute au congé mariage si la situation le requiert, il ne se substitue pas.
  • Le congé pour mariage d’un enfant salarié peut être d’un ou deux jours selon la convention collective.
  • Le congé de présence parentale répond à des règles à part, distinctes des fêtes familiales.

La France pose un cadre national, mais les pratiques diffèrent d’un secteur à l’autre. Avant chaque démarche, informez-vous sur le texte qui régit votre contrat. Les congés pour événements familiaux reflètent le dialogue social de chaque branche, et la réalité du terrain réserve parfois des surprises à ceux qui s’y attardent.

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